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60 ans de crises dans l'art, la science et l'éthique | |||||||||||
| Jacques Wautrequin | |||||||||||||
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Politique, économie |
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Prix : 22,00 € TTC (port et emballage compris) |
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| LE LIVRE | |||||||||||||
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Combien de séismes conceptuels avons-nous assimilés depuis les années 1950?
En art, après la dictature de l’abstrait puis la plongée dans le minimalisme et le conceptualisme, nous voilà dans l’ère de l’académisme transgressif. Jusqu’où peut aller la science dans ses explications et ses applications ? Le XXe siècle aura connu la fin de l’illusion scientiste. Le paradoxe est que cela ait coïncidé avec un essor de la connaissance scientifique qui a bouleversé tour à tour le statut de la matière, celui de l’univers, de la vie, de l’inconscient et finalement la notion même de nature humaine. Le déterminisme a cédé la place au Hasard. Après l’euphorie de l’après guerre sont nés le concept de « politique de la science » et une inquiétude sur ses usages abusifs. La notion d’éthique a pris le pas sur celle de morale. L’évolution des mœurs prévaut désormais sur l’ancienne dépendance aux principes et aux préjugés. C’est désormais la loi qui définit ce qui est moral. Et c’est le droit qui est tenu de s’adapter aux mœurs. Croire à Rien ou croire à une Transcendance ? Il s’agit bien d’un axiome, car il n’existe aucun critère pour trancher. Que faut-il penser d’un espace public désormais déterminé par une vision athée ? Que penser d’une tendance insidieuse à relativiser l’humanité de l’homme ? Ce n’est ni sur les cosmologues ni sur les neurologues qu’il faut compter pour nous dévoiler la réalité ultime. Cependant reste la présomption, l’hypothèse la plus plausible, le choix par défaut, donc par défaut d’arguments contraires suffisants. C’est ce choix qui conclut cet ouvrage. |
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| L'AUTEUR | |||||||||||||
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Jacques Wautrequin a été l’un des responsables de la politique scientifique en Belgique.
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>Presse:
Chapeau à l'honnête homme ! DE DECKER,JACQUES Vendredi 23 avril 2010 Il est encore possible aujourd'hui d'écrire, et donc de lire, un livre tonique, roboratif, qui prenne à contre-pied les conformismes qui s'ignorent, les idées neuves qui ne sont que reçues, les clichés qui fourmillent comme vermine tout en se prenant pour leur contraire. Un livre pareil, évidemment, ne peut venir que de là où on ne l'attend pas, d'une officine qui ne sacrifie pas aux usages, d'un esprit qui n'a pas été formaté. L'officine éditoriale, dans ce cas, se définit comme la Muette et l'esprit a attendu d'avoir éprouvé, observé, réfléchi durant trois quarts de siècle avant de sortir du silence. Dans les deux cas, on a donc affaire à une parole inédite. Soixante ans de crises, puisqu'ainsi s'appelle ce maîtrelivre, nous le devons à un fonctionnaire à la retraite, Jacques Wautrequin, dont il nous est dit qu'il dirigea l'administration belge de la politique scientifique. Son livre est le contraire du bilan navré et revanchard d'un vétéran qui viderait son sac. Il est vif, constructif, plus alerte qu'alarmiste, réfléchi sans complaisance, tout simplement imprégné de courage intellectuel. Il est aussi le fruit de l'immersion dans un siècle, celui dont nous venons de nous extraire et que nous regrettons déjà, parce que nous craignons que l'actuel ne lui dame le pion sur le plan de la sottise et de l'ignoble. Lorsqu'on est né l'année de l'élection démocratique d'Hitler à la magistrature allemande suprême, et qu'on n'a rien perdu de son alacrité intellectuelle, on a le devoir, trop peu pratiqué, de faire bénéficier ses semblables, qui sont forcément le plus souvent ses cadets, de ce que l'on a cru comprendre au fil du parcours accompli. Wautrequin n'a pas cessé, tout au long de sa vie, d'affronter des crises, qu'elles soient artistiques, scientifiques, éthiques ou existentielles. Il a décidé de les examiner objectivement avant de les ranger au magasin des pensées usées. Qu'il commence par l'art n'est pas étonnant : il est si souvent en avance sur les autres disciplines. Et au XXe siècle, il s'est sabordé, du moins en Occident, dans un tourbillon de révolutions factices et vénales, laissant aux formes réellement populaires, le cinéma, la bande dessinée, les arts appliqués comme on disait jadis, la prééminence. Le chapitre sur la science est un modèle du genre : c'est le spécialiste non sclérosé par le sectarisme qui s'exprime. Quant à l'éthique et à l'existentiel, ils donnent à l'auteur l'occasion de nous rassurer sur un point. Oui, l'«honnête homme » n'est pas une espèce disparue. Chapeau ! Jacques Wautrequin, Soixante ans de crises dans l'art, la science, l'éthique et l'existentiel, La Muette BDL, 192 p., 20 euros. |
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